Howardries



HOWARDRIES


Entourée de grands bois de tous côtés, le village de Howardries est le moins peuplée de toute l'entité de Brunehaut ( <100 hab.), mais en surface, elle est la plus grande et peut-être même la plus ancienne. 



On ne trouve son nom qu'au 13 ème siècle au Moyen-Âge car le village fut habité par le comte Houard, ce dernier aurait donné son nom au village....

L'origine de nom du village présente d'autres hypothèses. Certains pensent qu'elle est dérivée du nom' Hoch Ward' en rapport avec la haute garde dont disposait les châtelains de la région. D'autres chercheurs s'orientent sur la signification de 'Ovaria', mot latin, dont la traduction est 'bergerie'. 
Des documents relèvent différentes formes orthographiques du nom du village: Hovardia en 1093 et 1379, Ovaria en 1166 et Hovardrie en 1589. 



Au 14 éme siècle, les terres de la commune de Howardries appartenaient aux comtes du Chastel par mariage en 1330, d'un comte Jean dit Ireux avec une petite fille d'un du Chastel. Par ailleurs, on peut croire que le plus ancien du Chastel aurait peut-être une ascendance à Valenciennes.

 VUE DU CHÂTEAU ET DE SES DEPENDANCES (granges et douves) 



Un premier château-fort fut construit afin de protéger les villageois des envahisseurs. Il fut pillé à la fin du 14 éme siècle et remplacé par un bâtiment de même inspiration. A cette époque, les étendues forestières étaient conservées parce que la population et la seigneurie utilisaient modérément ses ressources (bois, fruits, gibiers). En effet, Le village comportait peu d'habitants, un château, une ferme et quelques terres vouées à l'agriculture qui suffirent à la seigneurie. 

Au moyen-âge, pour étendre leur souveraineté et domaine, les seigneurs s'appropriaient les terres de leurs voisins aux cours de joutes fraticides. Par la suite, on utilisa un procédé plus noble et on repoussait un peu plus loin les limites de son territoire par mariage.

Le seigneur de la Howardries rendait la justice et il pouvait nommer un lieutenant de justice. Toutefois, c'est essentiellement le bailli, aidé de son greffier, qui présidait les audiences. Le bailli prononçait le jugement au nom du souverain et non du seigneur des lieux. Ensuite, on affichait les sentences.
Enclave de la châtellenie de Lille jusqu'au 18èS, Howardries fut transféré au Pays-Bas Autrichien (traité de BXL le 18 novembre 1779). Sous le régime hollandais, les bois étaient vendus par parties et trouvaient des propriétaires tels que les du Chastel, l'Abbaye des Dames de Flines, ….

Le dernier château mentionné au 18 éme siècle fut saccagé plusieurs fois. Il ne reste de nos jours qu'une petite partie de cet édifice de style classique, une aile et la chapelle attenante.  Il est toujours propriété des du Chastel et a été transformé en demeure privée. La famille du Chastel a quitté le village pour s'établir aux châteaux de Wez et Hollain.


Les comtes du Chastel ont toujours été des guerriers ou des diplomates.  Leur histoire est profondément liè à celle du village.


Lors de votre promenade dans le bois, vous ne pourrez pas râter la chapelle.....
...........Notre-Dame des Malaises.

Mais connaissez-vous la légende autour de ce lieu........au moyen-âge, l'enfant du seigneur de la localité était malade. Sa mère aurait eu une vision de la vierge Marie l'informant que si son mari se rendait dans le bois y prier, l'enfant serait guéri. Il s'exécuta et à son retour celui-ci retrouva sa santé. En remerciement il fît ériger cette chapelle..... 



Les bois qui couvrent la commune se partageait entre divers propriétaires. Une partie appartenait aux Dames de Flines (France). C'est là que vers 1952, fut mis à jour lors du défrichement d'une parcelle, un village de potiers romains. On a découvert aussi à un kilomètre de là, près de la sablière du Bois de Logueroeul, des canaux de lavage du minerai d'une petite fonderie de fer, de la même époque. Ces élèments tendent à prouver d'une forte activité à l'époque gallo-romaine. Les vestiges des fragments d'un hypocauste, les nombreuses poteries et les 200 pièces découverts indiquent l'existence d'une agglomération gallo-romaine au troisième siècle de notre ère. Sans doute était-elle liè à l'existence de la chaussée romaine qui traverse le bois, venant de Lesdain vers la France.

Parmi la dizaine d'habitations, s'élève la petite église Marie-Madeleine classée en 1939, on peut y découvrir la nef datant du 5ème siècle. Elle est la propriété des comtes du Chastel et renferme les souvenirs de la famille. Parmi eux, on trouvera deux gisants dont l'un cuirassé. Un monument funéraire, dans une sorte d'enfeu (niche funéraire voûtée pratiquée dans un mur) armorié d'inspiration florentine, d'un seigneur Nicolas accompagné de ses deux épouses. Ailleurs divers souvenirs en albâtre rappellent l'un ou l'autre des événements familiaux.



A l'origine la ducasse se déroulait le week-end du 15 août. Avec la disparition des associations, la dernière édition s'est tenue dans les années 1990. Depuis quelques années, des bénévoles ont choisi cette date pour la fête de la moisson. Cette festivité s'est installée sur des champs à la limite des villages de Howardries et La Glanerie. D'années en années cette manifestation recueille en vif succés.  

Derrière la petite église s'élève un monument funéraire assez imposant , un caveau de famille de radition gothique, contenant les défunts de la famille. De nos jours il est encore utilisé à cette fin.

Durant l'entre deux guerre, de nombreux fraudeurs utilisaient les petites passerelles sur le petit ruisseau appelé "l'Elnon". Ils trafiquaient du tabac et d'autres denrées rares.

Passerelle située non-loin de l'église et de la Place



Pendant le premier conflit mondial, les allemands ont trouvés dans le bois des arbres remarquables dont ils pouvaient se servir pour leur effort de guerre. Ils y ont même installé une petite ligne de chemin de fer pour y sortir les grumes...
Tandis que lors de la seconde guerre mondial, le bois a servi de cache à de nombreux résistants locaux....

Le pont "LOUVET" à proximité de l'estaminet



Des estaminets se sont donc développés le long de ses axes de passages. Le plus connu est incontestablement l'estaminet " LOUVET - LECAT ". Monsieur LOUVET comme on l'appelait, tenait cet établissement de ses parents. Il a fermé ses portes en 1998 avec le décès de son propriétaire.




De nos jours ces petits ponts existent toujours, seuls les fraudeurs ont disparu en même temps que les douaniers.... 





Actuellement les bois privés accueillent les touristes lors de la marche des jonquilles. Ils participent à la qualité écologique et paysagère du village, ainsi, ce haut lieu historique conserve naturellement, depuis des siècles, la physionomie de son origine. 


 

 

 
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